Entre masculin et féminin…

Approche contrastive : français et langues romanes

Paris, 28 et 29 novembre 2019

Resp. scientifiques : Benjamin Fagard & Gabrielle Le Tallec

1. Contexte

Le laboratoire Lattice (CNRS, ENS & Sorbonne Nouvelle ; PSL & USPC) et le Réseau LTT (Lexicologie, Terminologie, Traduction – XIIe Journées scientifiques), organisent, avec le soutien de la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France, un colloque international à Paris, les 28 et 29 novembre 2019, sur le thème de la féminisation, incluant la dimension diachronique ainsi que la dimension contrastive entre le français et les langues romanes.

2. Thématiques et questions à débattre

La féminisation des noms de métiers, grades et fonctions, est perçue de prime abord comme une question sociale et politique, puisqu’elle renvoie à une nouvelle réalité : l’accès des femmes à toutes les professions, même prestigieuses (hautes fonctions dans le monde de l’entreprise, des administrations, de l’armée, de la politique) ; mais aussi manuelles, habituellement réservées aux hommes pour leur pénibilité. Le débat qui secoue la société française actuellement autour de la féminisation des noms de métiers, de l’écriture inclusive, et plus largement, sur la possibilité d’un langage dit épicène, nous amène, dans cet appel à communication, à dépasser cette question de la « féminisation » en incluant la question du masculin à la fois en synchronie et en diachronie.

L’enjeu de désigner les professions des femmes (nouvelle réalité) par des formes au genre féminin (système linguistique, catégorie grammaticale), pose la question del’adéquation entre les deux, et vise à garantir aux femmes une visibilité, à travers la langue, dans l’espace public, et dans le monde du travail, particulièrement.

Par la diversités des paramètres à prendre en considération, cette question implique une approche transversale :

La politique linguistique : la question de savoir si un mot doit son existence et, d’une certaine façon, sa légitimité dans le patrimoine lexical d’une langue, à la norme qui l’impose, ou bien à l’usage qui l’implante, est cruciale. D’où les difficultés de toute politique linguistique (recommandations officielles, freins, blocages, polémiques, différences entre dictionnaires, etc.). Nous nous proposons d’intégrer la dimension francophone : quelles formes sont communes, ou spécifiques, aux pays francophones ? Par exemple, professeure, auteure, ingénieure, qui sont d’usage courant au Québec, sont considérés comme barbarismes par L’Académie française, alors qu’ils commencent à être utilisés en France.

Le point de vue historique et social : d’un côté le parti-pris de l’usage, et de l’autre ce que le système linguistique autorise, ou a autorisé. Entre ce que l’usage retient et ce qu’il ne retient pas, quels choix sont observables ? Par exemple, avant le XVIIIe siècle on pouvait dire : autrice, chercheuse, entrepreneuse… Aujourd’hui, on observe une « re-féminisation » : auteure, chercheure, entrepreneure, gouverneure… Quelle variante l’usage va-t-il retenir ? Une forme déjà existante au Moyen Age ce que B. Cerquiglini appelle des « rétro-néologismes » , peut-elle/va-telle s’imposer ? ou bien une forme nouvelle morphologiquement émergera-t-elle ?

– D’un point de vue théorique, cette question implique également de revenir sur l’opposition entre néologie lexicale et néologie grammaticale. Traditionnellement, les phénomènes d’évolution morphologique relèvent, en effet, de l’histoire de la langue et n’entrent pas, de fait, dans cette rubrique de la lexicologie appelée la néologie ; par ailleurs, lorsqu’un linguiste s’intéresse à des phénomènes d’évolution lexicale (= néologie sémantique), ses travaux portent sur la néologie mais ne relèvent pas de l’histoire de la langue.

– Dans l’histoire du français, cette mise à l’écart renvoie à la polémique sur la « masculinisation de la langue française » portant sur le lexique et la grammaire, décrite dans l’ouvrage collectif L’académie contre la langue française – Le dossier « féminisation » (Viennot, É., 2016).

La linguistique de corpus : une approche quantitative renouvelée. Dans une perspective prenant en compte les nouveaux outils de repérage automatique des néologismes, nous avons déjà évoqué la question de la « féminisation des noms de métiers, titres et fonctions » – « Chef, cheffe, cheffesse : norme, usage et nouveaux outils pour la féminisation des noms de métiers–, en mai dernier, lors d’une Journée d’étude à Naples (Université Parthénope). D’un point de vue strictement linguistique, le projet de repérage des néologismes neonaute1 vise à observer l’usage récent des noms de métiers, titres et fonctions, sous leur forme féminisée. Nous proposons d’accueillir également ici, en dehors de toute polémique, les réflexions sur le lexique, en synchronie comme en diachronie, l’usage des anciennes formes de genre féminin ; mais également sur la syntaxe, l’objectif étant d’établir si l’on peut réellement parler de « masculinisation » de la langue française au cours de son histoire.

– La dimension littéraire : quelle légitimité l’écrivain, ou l’écrivaine, a-t-il dans ce débat sur le genre ? Si l’on se penche sur l’étymologie de auteur <auctor, autor = « celui qui augmente », par ses nouveaux écrits, il ne fait aucun doute que l’auteur augmente le patrimoine. Mais aussi par sa capacité à créer des termes nouveaux, à les créer de toutes pièces, l’écrivain est aussi susceptible d’augmenter la langue et de la faire évoluer.

Le français et les langues romanes. Tous les substantifs du français sont classés obligatoirement en deux genres et seulement deux : le masculin ou le féminin. Cela semble une évidence absolue, mais il faut être conscient que ce n’est pas le cas dans toutes les langues. Par exemple, certaines langues comme l’anglais, ou le hongrois, sont a-génériques, c’est-à-dire qu’elles ne marquent pas le genre. En français, comme dans toutes les langues romanes, le genre grammatical est indissociable de l’opposition entre êtres animés et êtres inanimés : pour les êtres animés le genre correspond le plus souvent à la réalité des êtres sexués ; autrement dit, l’opposition grammaticale masculin/ féminin s’aligne sur une autre opposition, biologique : mâle/femelle ou homme/femme. La variation de genre est bien pertinente ; tandis que pour les inanimés, la répartition entre masculin et féminin ne peut pas correspondre à une différence sexuelle : elle est donc arbitraire.

La réflexion contrastive sur les langues romanes, conviées à ce colloque, est indispensable à l’obtention d’un éclairage encore inédit sur cette question et sur la solution différente apportée par chaque communauté linguistique dans chaque langue.

Les blogs : cette question a suscité de nombreuse manifestations dans la presse et sur les réseaux sociaux. Le colloque sera l’occasion d’en présenter également les retombées sociétales, notamment sous forme de blogs, lesquels pourront faire l’objet d’une démonstration.

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Dictionnaire des femmes de l’ancienne France

Les mots de A à Z

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3. Langues officielles

français – catalan – espagnol – italien – portugais – roumain

4. Soumission des propositions

Date limite d’envoi des propositions : 15 juin 2019

Les propositions de contributions devront faire entre 500 et 1000 mots, références comprises.

Elles doivent indiquer le sujet traité, la démarche adoptée et les résultats attendus.

Elles seront envoyées sous la forme de deux fichiers comprenant, pour l’un, le titre et le résumé ; pour l’autre, le titre, le nom de l’auteur/l’autrice, son affiliation et ses coordonnées : colloque-masculin-feminin@ens.fr

15 juillet : date d’envoi des réponses

5. Frais d’inscription

Les frais d’inscriptions sont fixés à 50 euros (20 euros pour les doctorants et doctorantes).

6. Comité scientifique

7. Conférenciers invités

8. Comité d’organisation, laboratoire Lattice

1 NÉONAUTE, un moteur de recherche pour suivre l’implantation des néologismes à partir des collections du Dépôt légal du Web (BNF – Bibliothèque Nationale de France): appel à projet de la DGLFLF, Langue et numérique (Oct 2017), E. Cartier (Paris 13)/C. Gérard (Strasbourg)/G. Le Tallec (Paris 13).