Animées par Manuel Célio Conceição (CIAC, Universidade do Algarve, Portugal) et organisées par El Hadji Dièye (SOLIDAD, Université Cheikh Anta Diop, Dakar, Sénégal), les Premières Doctoriales LTT : « Recherches en terminologie » ont eu lieu en ligne le 16 mars 2026, en présence d’Étienne Quillot, chargé du suivi des commissions de terminologie, chef de la Mission du développement et de l’enrichissement de la langue française de la DGLFLF (Délégation générale à la langue française et aux langues de France) qui soutient cette initiative.
L’objectif de ces rencontres ouvertes à tous les membres effectifs du Réseau LTT est de donner de la visibilité et de valoriser la recherche des jeunes chercheurs et chercheuses tout en les aidant à développer leurs capacités de synthèse, de communication et de discussion des concepts et des résultats.
Cette première rencontre a rassemblé trois doctorant.e.s du réseau LTT :
La thèse présentée dans le cadre de cette communication a porté sur l’étude de la terminologie de la gynécologie à travers les deux médecines, dans un domaine marqué par des tabous linguistiques et l’emploi des figures de style. La terminologie bilingue français‑wolof a pour objectif de faciliter la compréhension et la communication entre médecins, patientes, étudiants et chercheurs car la compréhension de ces termes contribue au développement du secteur de la santé et de l’économie du pays.
La thèse présentée propose de caractériser la création de néologismes spécialisés à base métaphorique en contexte oral à partir de deux corpus oraux anglais de sciences climatiques, et ce à l’aide d’une méthode statistique semi-automatique d’extraction de termes métaphoriques néologiques innovante.
Les cas de meatball maker et non-egalitarian ont été traités en détail car ils relèvent d’isotopies « individuelles », soit des perceptions personnelles d’un concept donné, mobilisées en discours à partir d’expressions de la langue courante ou par emprunt à un autre domaine.
Cette communication a analysé l’évolution de la désignation de l’énergie nucléaire dans un contexte de transition énergétique entre 2015 et 2023. En s’appuyant sur un corpus législatif, médiatique et associatif, elle met en évidence les variations d’usage et l’instabilité définitionnelle du terme nucléaire. Mobilisant la socioterminologie, elle montre comment le mot passe d’une connotation négative à une valorisation progressive.


