Animées par Charles Dossou Ligan (LABODYLCAL, Université d’Abomey-Calavi, Bénin) et organisées par Pascaline Dury (CeRLA, Université Lumière Lyon 2, France), les Deuxièmes Doctoriales LTT « Recherches en terminologie II » ont eu lieu en ligne le 30 mars 2026 en présence d’Étienne Quillot, chargé du suivi des commissions de terminologie, chef de la Mission du développement et de l’enrichissement de la langue française de la DGLFLF (Délégation générale à la langue française et aux langues de France) qui soutient cette initiative.
L’objectif de ces rencontres ouvertes à tous les membres effectifs du Réseau LTT, membre de l’AUF, est de donner de la visibilité et de valoriser la recherche des jeunes chercheurs et chercheuses tout en les aidant à développer leurs capacités de synthèse, de communication et de discussion des concepts et des résultats.

Cette deuxième rencontre a rassemblé trois doctorantes du réseau LTT :

Cette communication présente une méthode de périodisation endogène de corpus terminologiques diachroniques, appliquée à un corpus sur l’architecture en bois en français, en italien et en anglais, des années 1930 à nos jours. Grâce à l’analyse factorielle des correspondances et à la classification ascendante hiérarchique dans TXM (dans TXM 0.8.4, Heiden et al. 2010), cette méthode met en évidence des cycles de renouvellement lexical que Larato interprète comme des générations terminologiques.

Cette étude, fondée sur un corpus médical français constitué à partir du Manuel MSD et analysé à l’aide de Lexicoscope (Kraif 2019), interroge la distinction entre termes et phrasèmes spécialisés. À partir d’une étude de cas portant sur les cooccurrences des termes « douleur » et « symptôme », la méthode combine une analyse quantitative et qualitative et propose trois catégories, à savoir les termes établis, les collocations compositionnelles et les unités intermédiaires, qualifiées de « candidats-concepts ». Cette approche confirme l’existence d’un continuum plutôt que d’une opposition stricte entre ces concepts.

Cette communication recense les dénominations bamanankan des plantes médicinales utilisées dans le traitement de l’hypertension artérielle. S’appuyant sur des travaux antérieurs et sur des entretiens réalisés avec 39 personnes ressources dans les marchés de la Commune VI de Bamako, l’étude a permis d’identifier six espèces médicinales. Ces données ont servi à élaborer des fiches terminologiques intégrant notamment les appellations bɛnɛfuti, dendakɔla, lemurukumuninbulu, tubabukoroninfin, kɔribulu et ngunanfara. Les résultats montrent que la médecine traditionnelle offre des remèdes naturels pour traiter les pathologies courantes qui épuisent les économies des populations.
