Animées par Jana Altmanova (DSLLC, Université de Naples L’Orientale) et organisées par Cécile Frérot (LIDILEM, Université Grenoble Alpes, France), avec le soutien de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, les Troisièmes Doctoriales LTT « Recherches en lexicologie I » ont eu lieu en ligne le 22 mai 2026.

Cette troisième édition des Doctoriales LTT a été marquée par la richesse et la diversité des communications et des échanges, ainsi que par l’émergence de nouvelles approches et perspectives en recherche lexicologique et lexicographique, ouvrant des pistes prometteuses pour de futurs travaux dans le domaine.

Ces Doctoriales LTT ont rassemblé trois doctorantes qui entreprennent leur recherche dans le cadre des laboratoires membres effectifs du Réseau LTT. 

Mbayame Ciss, (doctorante au SOLDILAF, FLSH, Université Cheikh Anta Diop, Dakar)

La suffixation agentive en -ant, -eur, -ier, -iste et -ien en français du Sénégal

Cette intervention a examiné la productivité morphologique des suffixes agentifs -ant, -eur, -ier, -iste et -ien en français du Sénégal. À partir d’un corpus issu de divers domaines d’activités, elle a proposé une analyse morphosyntaxique et sémantique des dérivés. L’étude s’inscrit dans le cadre de la morphologie constructionnelle et adopte une démarche empirique.

Yinjie Wang (doctorante au LIDILEM, Université Grenoble Alpes)

Les schémas pragma-sémantiques des phrases préfabriquées exprimant la surprise en français et en chinois

Cette intervention a porté sur l’étude contrastive menée sur des expressions préfabriquées de la surprise en français et en chinois à partir d’un corpus littéraire bilingue. Elle analyse leurs schémas pragma-sémantiques, syntaxiques et lexicaux afin d’identifier similitudes et spécificités culturelles. Les résultats montrent des structures communes aux deux langues, mais aussi des réalisations propres au chinois.

Avril Gazeau (doctorante, OLST, Université de Montréal)

État des lieux des définitions lexicographiques sur le genre : où sont les hommes et les femmes trans ?

Cette intervention a porté sur les définitions de cinq entrées du champ lexical du genre — homme, femme, féminin, masculin et sexe — dans le Robert Dico en ligne, le Larousse, Usito et le Wiktionnaire. En analysant les réseaux de renvois entre définitions, elle montre que le discours lexicographique repose principalement sur les capacités reproductives pour définir les genres homme et femme. Elle propose une analyse socioconstructiviste de l’état des lieux dressé, qui exclut de facto la possibilité qu’une femme trans soit définie comme femme et qu’un homme trans soit défini comme homme.