
Animées par Sami Mabrak (ENS, Sétif, Algérie) et organisées par Christine Michaux (TELL, Université de Mons, Belgique), avec le soutien de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, les Quatrièmes Doctoriales LTT « Recherches en lexicologie II » ont eu lieu en ligne le 22 juin 2026.
Cette quatrième édition des Doctoriales LTT a été marquée par la richesse et la diversité des communications et des échanges, ainsi que par l’émergence de nouvelles approches et perspectives en recherche lexicologique et lexicographique, ouvrant des pistes prometteuses pour de futurs travaux dans le domaine.
Ces Doctoriales LTT ont rassemblé trois doctorantes qui entreprennent leur recherche dans le cadre des laboratoires membres effectifs du Réseau LTT.

Ce projet de thèse, qui s’inscrit dans le cadre d’un projet d’intérêt national (PNRR), vise à analyser la terminologie de la bijouterie-joaillerie liée à l’univers féminin. Partant du constat que l’orfèvrerie n’est pas considérée comme un domaine spécialisé à part entière, il a pour problématique centrale l’analyse de la cohabitation entre la langue générale (LG) et la langue de spécialité (LSP) dans la terminologie des bijoux, notamment au sein des compositions syntagmatiques des dénominations.
La communication a porté sur l’analyse qualitative des données afin d’observer l’identification de marqueurs sémantiques et lexicaux, tels que la métaphore descriptive à fonction dénominative (bague trèfle, bracciale serpente, collier escargot) ou encore la polysémie (corps) dans l’analyse morphosémantique des occurrences. Ces phénomènes mettent en lumière la manière dont la langue générale constitue un élément central de la terminologie des bijoux de l’univers féminin, en cohabitation avec la langue de spécialité, dont la spécialisation se manifeste à travers des matrices syntaxiques (N + Prép + N ; orecchini a monachella) ainsi qu’au sein d’un contexte spécifique, où certains termes deviennent partie intégrante du lexique du domaine considéré (tennis, gourmette).

Cette présentation s’intéresse au rôle du noyau verbal dans les collocations (V+N), telles que tirer une conclusion, chez des étudiants non natifs de niveau C1. Elle s’inscrit dans le cadre d’une étude qui s’appuie sur un corpus de 30 productions universitaires et qui adopte une analyse qualitative visant à identifier les erreurs grammaticales, lexicales et contextuelles dans les productions écrites.

Cette communication s’inscrit dans le cadre d’une thèse de doctorat en cours portant sur les mots construits du domaine de l’agroalimentaire qui constitue un terrain d’observation particulièrement riche pour l’étude des procédés de construction des mots, notamment la dérivation, la composition et les unités polylexicales.
L’approche adoptée s’appuie sur le concept de lexème comme unité abstraite centrale, organisée en réseaux morphologiques et sémantiques. Une attention particulière est portée aux néologismes contemporains du secteur (biodégradable, locavore, éco-responsable, circuit court), qui témoignent de la vitalité des procédés morphologiques face aux transformations sociales et techniques.